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Monologues

L’agent et l’auto

Voici “l’agent et l’auto”, un monologue qui m’a valu un cinquième prix à Paris. Je l’ai composé sur la circulation qui nous encombre. C’est une parodie sur la fable de La Fontaine. N’oubliez pas que l’auto, c’est l’agneau et le loup, c’est l’agent.
La raison du plus fort n'est pas toujours la meilleure. La Fontaine, l'a dit, pour moi, ce n'est qu'un leurre. 

Une auto était arrêtée en face d'une devanture quand survint un agent qui cherchait l'aventure, quelques contraventions qui montent à 900 francs à seule fin dit-on de remonter le Franc.

L'agent : Quel est donc cette hardi qui se croit à la page ? Et qui de la chaussée , se sert comme garage ? Je vais le châtier de sa témérité par un beau papillon que je vais lui coller.

 L'auto : Sire répond l'auto que Votre Majesté ne se mette pas en colère, mais plutôt qu'elle considère que je ne puis aller ailleurs, c'est complet, çà il n'y a pas d'erreur.

L'agent : Je m'en moque, reprit ce serviteur fidèle. Je sais qu'à présent, vous nous laisser tomber. Fini le jour de L'an, il n'y a plus de paniers et vous ne prenez plus nos beaux calendriers.

L'auto : Est ce ma faute dit l'auto ?

L'agent : Si ce n'est toi, c'est donc tes frères ! Les scooters, les motos, les vélos.  Qu'est ce que vous nous donnez alors comme boulot !

L'auto : Et bien, tant pis pour moi dit la quatre chevaux. Je vais avoir encore un procès sur le dos. MAIS TU PEUX EN FAIRE CENT “PEUCHERE” ! JE SUIS L'AUTO DU COMMISSAIRE !

La dessus rentrant son carnet, le brave agent fut consterné. Il reprit sa marche féline en recherchant d'autres victimes.

FRANCIS T